La culture des perles d’eau douce

Pearls

Afin de trouver des perles de qualité, Mademoiselle Perle se rend en Asie dans les régions où elles sont cultivées, en particulier dans le sud-est de la Chine. Dans ces régions, la température extérieure est élevée en été et ne descend pas en dessous de zéro degrés en hiver afin que les coquillages puissent se développer dans des conditions optimales.

Il existe plusieurs types de perles:

– les perles fines, c’est à dire « sauvages » que l’on ne trouve plus que très exceptionnellement dans le commerce depuis que la culture des perles est devenue très  fiable,

-les perles cultivées en eau de mer : Akoya, Tahiti, Mers du Sud

– les perles cultivées en eau douce, parfois nommées « perles de rivière » dont Mademoiselle Perle a fait sa spécialité.

En réalité, les perles d’eau douce sont cultivées dans des bassins emplis d’eau dont on veillera à la pureté, peu profonds et à la surface desquels se succèdent des lignes de flotteurs. Ces bassins font partie intégrante du paysage des régions productrices et les perliculteurs s’y déplacent sur des barques quasiment plates.

Entre chaque flotteur se trouve un filet contenant des «mulettes»  c’est-à-dire les coquillages dans lesquels sont cultivées les perles d’eau douce. Chaque filet contient une vingtaine de mulettes et dans chacune d’elles ont été greffés des « noyaux » qui deviendront des perles.

La greffe consiste à insérer de minuscules morceaux de manteau (chair). Cette opération minutieuse est menée par des spécialistes avec la plus grande délicatesse possible afin d’éviter à la mulette tout traumatisme qui serait préjudiciable à la qualité de la perle. Au final, il est fréquent de trouver dans une seule mulette une quinzaine de perles, voire davantage. Cela constitue une des particularités de la culture de la perle en eau douce, les autres coquillages, en particulier l’huître, ne pouvant produire qu’une seule perle à la fois.

Les couches de nacre vont alors se superposer autour du noyau pendant les années de culture,  entre deux ans et huit ans selon la taille et la qualité des perles souhaitées. Les mulettes seront alors retirées des bassins et les perles extraites des coquillages avant d’être triées.

 

Mulette et ses perles

 

Le tri des perles est réalisé à la main. Une dizaine de tris successifs est nécessaire pour parvenir à assembler les perles selon leur taille, leur forme, leur couleur et leur capacité à renvoyer la lumière  connue sous le terme de « lustre ».

image2image1tri des perles

 

La perle ronde est la plus connue et la plus difficile à obtenir dans sa forme parfaite. D’autres formes telles que les perles baroques -irrégulières-, les perles allongées en forme d’olive ou en forme de grain de riz sont également très belles. Par ailleurs, il est possible d’obtenir des perles de forme régulière (pièce, fleur, coeur…) en insérant dans l’animal des noyaux de la forme désirée et autour desquels il viendra sécréter formant ainsi une véritable perle de culture.

La perle « Keshi » résulte quant à elle du rejet par l’animal du noyau greffé. Le keshi, qui est constitué uniquement de nacre, a un lustre magnifique. Il peut en exister de toutes tailles et de différentes couleurs. Quoique apprécié depuis des temps ancestraux, les « Keshi » restent des bijoux à part qui séduisent spontanément les grandes amatrices de perles et les femmes en quête de bijoux originaux et luxueux. Mademoiselle Perle les apprécie particulièrement.

Les perles une fois triées sont percées manuellement une à une, ce qui permet de choisir l’endroit idéal à percer sur chacune des perles.

percage des perles

Les perles sont alors enfilées sur un fil temporaire ; c’est sous cette forme que Mademoiselle Perle acquiert ses perles car elle permet d’apprécier la perle sous tous ses aspects.

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